30 mrt 2010
Ha, er is dus niets mis met mijn oren!
Lees eerst mijn postje van gisteren en dan dit; uit LaLibre.be:
Edita Gruberova qui fait, à plus de soixante ans, ses débuts à la Monnaie. L’air nerveux, soucieux, presque mal à l’aise, installée dès l’entrée en scène et pendant le premier récitatif, mais sans qu’on sache si ces sentiments sont ceux de la diva du bel canto elle-même ou, déjà, ceux du personnage qu’elle incarne, l’emblématique Norma.Et la catastrophe, trop prévisible, arrive. Intonation incertaine, aigus étranglés, sons filés manquant de naturel, même le rythme de la prosodie n’y est pas. On se dit parti pour une soirée de naufrage et, alors qu’on est encore à prier pour que le public ne tire pas sur l’ambulance, le deuxième couplet arrive qui, déjà, semble mieux maîtrisé. L’air se termine presque sans plus de casse, la salle éclate en généreux – trop généreux sans doute, mais les fans sont là, venus sans doute d’Allemagne si ce n’est de Slovaquie, avec même des calicots – applaudissements et la diva, comme rassérénée, s’acquitte avec une assurance croissante de la cabalette qui suit l’air. La prestation ira croissant au fil de la soirée : la capacité de vocaliser reste impressionnante, la façon d’habiter le personnage convainc que des versions de concert aussi intenses valent mieux que certaines mises en scène prétendument conceptuelles, et la soprano termine la soirée en ayant convaincu que, non, elle n’est pas encore prête à la retraite et que, oui, elle a encore sa place dans ce répertoire.






